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Culture

MARIAGE Le kounkoli varie selon les ethnies




Le kounkoli varie selon les ethnies et chez certains même les hommes passent aussi par cette étape comme par exemple chez les shongaï au nord du Mali.

La façon de célébrer un mariage dans une famille malienne change en fonction du goût mais surtout de l’ethnie. Chaque famille a sa petite façon de faire les choses, selon sa coutume et ses traditions à respecter. Certaines étapes sont quand même identiques d’une famille à l’autre avec juste des petits changements dans l’exécution.

Il y’a pas longtemps je vous parlais de « kognosso » ou la « chambre nuptiale » et avant cette étape, la mariée passe par une étape aussi importante qu’émotive.

Le jour du mariage vers le petit soir avant le crépuscule, précisément après la 3ème prière de la journée (laganzara ou asr), quelques membres de la famille du marié rejoignent la famille de la mariée pour ledit rituel.

Comment ça se passe ?

La mariée ayant été défaite quelques heures plutôt de sa coiffure pour la cérémonie est coiffée par la magnambaga (celle qui l’accompagnera durant sa chambre nuptiale) et habillé en grand boubou bazin et sa tête recouverte d’un tissu noir. Puis elle est conduite devant une assemblée composée de la marraine, les tantes et les mamies. Elle est assise puis relevée 3 fois sur un mortier ou sur un escabeau. Une fois assise, on procède à l’aide d’une calebasse, une éponge et du savon au lavage des pieds des mains et du visage sous les mélodieuses chansons des griottes.

Lors de cette cérémonie, la grande ablution comme on l’appelle n’est pas faite qu’à la mariée mais à une grand-mère en plus qui est considérée comme mariée également. Il faut savoir qu’au Mali, les plaisanteries entre grand-mère et petite fille sont de mise.

Après place au moment le plus émouvant

Après la grande ablution, devant la famille du marié et devant tout le monde les bienfaits effectués par la mariée avant le mariage sont contés. A chaque bonne action faite par la mariée à une tierce personne, ladite personne transmet le message aux griottes qui ont les mots approprié pour les vanter. Et si la mariée n’a rien fait de bons ils trouvent les mots pour le dire aussi.

Car après ce rituel c’est une nouvelle personne purifiée, qui est dirigée vers la chambre nuptiale. Depuis le temps des ancêtres rares sont les mariées qui arrivent à retenir leurs larmes en écoutant toutes les éloges faites à leur égard. Mais en plus des éloges sont cité les difficultés du mariage et les bons côtés. De quoi rappeler le dur trajet qui nous attend au-delà de l’union de deux cœurs.

Le kounkoli varie selon les ethnies et chez certains même les hommes passent aussi par cette étape comme par exemple chez les shongaï au nord du Mali.

Nafogou Mariam

(blogueur)

 

 



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