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Politique

Manifestation des populations: La fougue de la contestation




Après l’arrêt de la Cour constitutionnelle, les populations de plusieurs localités sont sorties pour exprimer leur mécontentement et demander la ‘’correction’’ de l’arrêt qui a annoncé  leurs candidats perdants. Ces manifestations marquent-elles le manque de confiance de la population en cette institution dernière rempart par excellence pour juger les contentieux électoraux ?

La vague de contestations qui est en cours dans le pays montre que la Cour a déclaré des candidats mésestimés dans leur circonscription électorale. Tout est parti de Bougouni où les partisans de la liste alliance URD-RPM sont sortis pour battre le pavé. A Bougouni, les manifestants ont coupé la route et brûlé des pneus et se sont adonnés à d’autres actes de vandalismes. Pour calmer l’ardeur de la population, certains leaders de la manifestation auraient  été arrêtés par la police. Même si le directeur régional de la police de Bougouni annonce que la situation est sous contrôle, force de constater que les contestations continuent.  Cette fièvre de contestations a gagné rapidement certaines villes et communes. Les populations de Sikasso, chef-lieu de région ont contesté l’arrêt de la Cour qui est à l’origine des échauffourées dans d’autres localités du pays. Toutes les activités ont été paralysées  par des manifestants qui ne décolèrent pas. Ils entendent poursuivre cette lutte jusqu’à ce que la Cour ‘’rectifie’’ son erreur.

A Bougouni, bien qu’il soit en prison, le transfuge politique, Bakary Togola est au cœur de la manifestation.  L’ancien patron de l’APCAM bénéfice encore d’une popularité dans sa localité. Déclarés élus après la proclamation des résultats provisoires par le ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Zoumana N’Tie Doumbia et ses colistiers se sont vus recalés par un arrêt de la Cour constitutionnelle.

Connu pour ses manifestations multiples, les jeunes de Kati en colère ont barricadé les routes de leur localité. Dans la même foulée, Boureima Traoré, connu sous le pseudonyme Bananzolen Bourama aurait été interpellé par les éléments du camp I selon un proche de l’homme. Pour l’instant, nous ignorons encore les causes réelles de cette arrestation. Ces partisans estiment que cette interpellation jettera de l’huile sur le feu surtout  que notre   pays  fait face à plusieurs fronts.

Les populations de la Commune I, II, V et VI ont aussi emboité les pas. Dans toutes ces communes, la population affiche son rejet au verdict de la Cour. Pour elle, la Cour constitutionnelle ramerait à  contre-courant de la volonté du peuple. Elle aurait tout dit sauf le droit. Sur le plan sociologique et électoral, le peuple a exprimé son choix mais sur le plan arithmétique c’est tout autre. Selon les manifs la Cour, s’est-elle montrée débiteur du Président de la République ?

Ibrahim Sanogo dit Oliver



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