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Economie

LUTTE CONTRE L’ENRICHISSEMENT ILLICITE La corruption, un mal à combattre !




Dans le cadre du développement inclusif de ses activités de prévention et de sensibilisation pour l’amélioration de la bonne gouvernance, l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite  a procédé, le mercredi 8 juillet 2020,  à la signature de la charte de la plateforme des organisations syndicales de lutte contre la corruption.

Le 11 juillet a été déclarée solennellement journée africaine de la lutte contre la corruption par le conseil exécutif de l’union africaine, lors de sa trentième ordinaire tenue à Addis Abeba , du 27 au 29 janvier 2017. L’institution symbolique de cette journée commémore l’adoption et la signature de la convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption intervenue à Maputo au Mozambique le 11 juillet 2003.  Cette initiative vise à informer et à sensibiliser l’opinion publique sur la gravité du phénomène de la corruption et à soutenir les actions entreprises contre le fléau.

En 2019, le thème de la journée africaine de lutte contre la corruption était justement : « Vers l’élaboration d’une position commune sur le recouvrement des avoirs ». Pour l’année 2020 le thème retenu par la conférence des chefs d’Etat de l’Union Africaine est : Combattre la corruption par les systèmes judiciaires efficaces et efficients.

Pour la représentante de la plateforme des syndicats, Mme Sinayoko Fatoumata Dembélé, la plateforme des organisations syndicales de lutte contre la corruption a été souhaitée comme un cri de cœur par les participants à la table ronde sur le rôle des syndicats dans la lutte contre la corruption organisée par l’Oclei le 12 juillet 2019. « Aujourd’hui, nous pouvons nous réjouir quece cri de cœur  a porté dans la mesure où nous allons procéder à la signature de l’acte fondateur de la plateforme. Ce faisant les travailleurs disposeront d’un instrument essentiel dans la prévention de la corruption pour favoriser l’émergence de plus de justice sociale dans notre pays. A travers cette plateforme, les organisations syndicales constitueront un garde-fou pour empêcher les errements comme les fraudes lors des appels d’offre, les rémunérations illégales, l’inapplication des dispositions légales et règlementaires, le vol, le détournement de patrimoine public, la promotion imméritée, la surfacturation et l’enrichissement illicite. Cette plateforme sera donc un outil et un nouveau cadre juridique qui nous permettront de fédérer nos capacités pour accompagner et donner un nouvel élan au processus de prévention et de lutte contre la corruption», a-t-elle dit.

Pour le Président de l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite, Moumouni Guindo, la corruption est un phénomène insidieux et pernicieux qui freine la marche des peuples vers le progrès. Elle porte atteinte à la morale, à la bonne conduite des affaires publiques, à l’état de droit et soustrait des ressources indispensables à la satisfaction des demandes sociales. Elle empêche également aux autorités de faire face efficacement au cri transnational organisé, en favorisant l’accaparement des ressources par une minorité d’individus, toutes choses qui aggravent les inégalités sociales sources d’instabilité nationale.

Sources d’inégalités !

 

Ainsi, il a précisé que dans le monde du travail, ces inégalités se traduisent par des injustices dans l’accès à l’emploi, par des différences de rémunérations violant le principe « à travail égal, salaire égal » ; elles se traduisent par des promotions de promotions ou des carrières injustifiées, par des actions impromptues, par l’impunité. La corruption dégrade la qualité de vie du travailleur et complique la mission des organisations syndicales chargées de défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs.  La corruption est donc un mal à combattre dans l’intérêt du travailleur et de la promotion de l’emploi.

Par ailleurs, Moumouni Guindo a souligné malgré un contexte difficile, l’office central de lutte contre l’enrichissement illicite a, conformément à ses missions, organisé avec l’appui technique et financier de l’organisation des Nations unies contre la drogue et les crimes, les 26 et 27 février 2020, la conférence de haut niveau sur la lutte contre la corruption. Cette première édition avait pour thème : Promouvoir les bonnes pratiques en matière de déclaration des biens et de recouvrements des avoirs.

Il est évident que la corruption a un impact dévastateur sur les communautés marginalisées, en particulier les jeunes, les femmes et les enfants, d’où l’importance pour les Maliens de fournir des efforts supplémentaires en matière de lutte contre la corruption dans le contexte sécuritaire tendu qui est le nôtre. Des enquêtes menées par l’office des Nations Unies contre la drogue et le crime ont révélé que la corruption des fonctionnaires était particulièrement forte dans les zones touchées par les conflits. Il est donc impératif pour nos pays d’avoir  des mécanismes anticorruptions intégrés, adaptés et dynamiques aptes  à assurer une gestion transparente de nos richesses.

Ibrahim Sanogo dit Oliver

Nana Traoré

Stagiaire

 



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