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Culture

Le BAC 2020 sans accroc Comment le ministre Doulaye s’en est tiré d’affaire ?




Après la tempête du DEF, le succès est de retour avec le BAC. Le ministre de l’éducation nationale, qui s’en est expliqué sur la télévision nationale, déterminé à moraliser les examens, ne veut pas s’arrêter en si bon chemin pour jeter les jalons du renouveau de l’école, pour lequel challenge tous les acteurs du système éducatif ont un rôle crucial à jouer.

Invité du JT sur la télévision nationale, ce vendredi 23 octobre, le ministre de l’éducation nationale, Pr. Doulaye Konaté, qui sait que l’on vient de loin, avec les nombreux écueils qui ont émaillé le DEF, il y a tout juste une semaine, a mis au compte le succès franc du BAC 2020 les mesures rapides et vigoureuses qui ont été prises, pour parer à la situation, ainsi que l’engagement patriotique des enseignants qui a fait le reste, sans oublier l’implication des autres acteurs, comme les candidats eux-mêmes à être conformes au règlement des examens.

En tout cas, à chacun des acteurs concernés, le ministre de l’éducation nationale, pour faire bouger les lignes, a demandé un engagement fort pour le changement, tant attendu. Pour lui, les écueils du DEF ne doivent pas pousser au découragement, ni à la panique.

C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle, a-t-on appris dans le milieu scolaire, dès la fin des épreuves du DEF, avec la controverse de la fuite massive des sujets, le ministre de l’éducation nationale a tout de suite organisé une importante rencontre d’échanges sur la problématique de l’examen du DEF.

Sans appel, le diagnostic sur la fuite des sujets a été établi. Une batterie de mesures a été planifiée pour faire face à la situation, impliquant toutes les structures techniques du secteur de l’éducation. Les quelques zones chaudes ; là où la fuite des sujets a pris une proportion dangereuse, ont été identifiées avec des indications précises sur certains fraudeurs, ciblés par des équipes de supervision. Il est ressorti des constats sur le terrain que l’ampleur de la fuite des sujets, au niveau du DEF, a surtout concerné le secteur de Bamako et environs.

Dans la plupart du temps, nous a-t-on indiqué de sources concordantes, les autres localités du pays, en dehors du foyer infecté de la capitale, ont été moins exposés à l’ampleur de la fuite des sujets. Le ministre de l’éducation nationale, dans les faits, qui n’exclut pas le brouillage informatique, comme c’est le cas chez certains de nos voisins les plus proches, dénonce une injustice inqualifiable à l’égard des enfants du pays ; les uns vivant dans les zones urbaines, comme Bamako et ses environs, nantis des réseaux sociaux, par lesquels le trafic des sujets se généralise, et les autres, les plus nombreux, qui sont sevrés de ces outils.

Cette injustice sur les réseaux, comme d’autres aux conséquences négatives sur le droit à l’égalité de chance des enfants, le ministre de l’éducation s’est dit déterminé à y mettre fin pour permettre à tous les enfants du pays de disposer des mêmes droits et des mêmes chances à l’école.

De ce fait, il leur a exhortés de ne compter que sur l’effort personnel, comme la clef de réussite au BAC, tout en bannissant la fraude, sous toute ses formes. Pour cela, la règle de conduite, pour les candidats, c’est le respect du règlement des examens. Comme les candidats, dans les salles d’examen, les surveillants sont tenus à le respecter strictement, sans sévérité, mais avec fermeté, pour que les examens soient désormais propres et crédibles.

Sur la moralisation des examens, le ministre Doulaye Konaté, comme il l’a expliqué à tous les acteurs, ne transige pas : « c’est la fin de l’impunité ». Cela veut dire que les lignes vont bouger à ce niveau, car quiconque se fera prendre, dans la fraude, sera démasqué, sorti du système, et remis à la justice pour répondre des faits de fraude à lui reprochés.

Il ne sera pas dit, au sein de l’opinion, que le dossier des fraudeurs des examens, une fois démasqués, n’a pas eu de suite. Plus jamais ça ! Cette promesse ferme, le ministre de l’éducation nationale l’a une fois de plus dévoilé à la télévision nationale, où il a affiché sa détermination à voir les fraudeurs, sous quelques calibres que ce soient, répondre de leurs actes devant la justice, selon les règles en vigueur.

C’est donc avec détermination et responsabilité à aller plus durablement vers des examens propres et crédibles que le renouveau de l’école, auquel tout le monde aspire, peut être envisagé. Le ministre de l’éducation nationale, qui croit profondément aux vertus de changement de l’école, est ainsi persuadé que ce « nouveau Mali » dont tout le monde parle se jouera à l’école ou ne se fera pas. D’où, pour lui, le rôle crucial des acteurs de l’école pour ce changement.

"Votre responsabilité est en cause. C’est une confiance énorme que vous avez entre les mains. Tout se joue avec vous, l’avenir de l’école est entre vos mains".  Le ministre de l’éducation nationale, qui s’est ainsi adressé aux enseignants, à Ségou, lors du lancement des épreuves, est désormais acquis à la protection totale des surveillants contre tout ce qui pourrait les empêcher de bien faire leur travail. Cela, dans les salles d’examen, comme en dehors du cadre scolaire, contre toutes les tentatives d’intimidation ou d’agressions physiques.

Si le ministre Doulaye Konaté, comme il l’a exprimé à la presse, s’est dit impressionné par le succès franc remporté sur le front du BAC, après les écueils du DEF, il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin dans le sens de la moralisation des examens, car, estime-t-il, ce retour au succès pour le BAC  2020n’est pas une fatalité.

Comme tel, tout sera mis en œuvre pour l’acter dans le temps et dans la durée.

Au grand dam de l’école…

S Samaké



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