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Politique

ETAMPES le 26 Mai 2020 Que vive la démocratie et l’état de droit !




J’éprouve une obligation morale profonde à  dire à travers cet article combien mon Pays, la République du Mali, digne héritier des Grands Empires du MANDE, des ASKIA, du KENEDOUGOU …  se trouve  aujourd’hui  bafouée, avilie dans sa dignité et dans son honneur.

Je ne suis pas un homme de la politique pour les mêmes raisons que celles invoquées par l’écrivain Albert Camus lorsqu’il affirme :

« Je ne suis pas un homme politique parce que je ne peux pas tuer un homme et n’accepte pas la mort d’un adversaire. »

Par contre je suis profondément attaché aux valeurs fondamentales de la NATION particulièrement à la démocratie, à la constitution, donc à la Justice, à la liberté et à tout Etat de Droit.

Pour la protection de ces idéaux, avec un grand plaisir et un grand dévouement, je serais toujours debout  quelque soit mon âge.

S’agissant de leur violation, je m’y opposerais toujours, fermement et publiquement.

Voilà donc  pourquoi  j’ai décidé d’écrire ces quelques réflexions adressées publiquement à la République  pour l’avenir et le bonheur de notre Nation.

Le 21 Février  dernier, en vue des élections législatives  prévues  pour le mois de Mars 2020, mon devoir de citoyen malien m’obligea, en  toute âme et  conscience, de  faire publier sous le N° 1579, l’article qui a pour titre :

« LE DEFI :

L’essence d’une bonne gouvernance,

l’ homme qu’il faut  à la place qu’il faut. »

Cet article, publié le Vendredi 21 Février2020 sous le N° 1579  a été peut-être lu par nombre de  maliens ; en tout cas je souhaite qu’il en fût ainsi ;  qu’il ait été lu, compris et critiqué

(s’il le faut) par le Peuple malien tout entier.

La conclusion de cet article est la suivante :

« CONCLUSION :

A la question « comment relever le défi de la bonne gouvernance » ou  plus exactement « comment concrétiser le principe « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », nous répondons que la clef permettant de relever ce défi se situe au cœur du système électoral : la bonne qualité des élections ; aussi importe-il :

-  d’une part de revoir avec beaucoup plus de profondeur le système électoral, la qualité des candidats et celle des élections ;

- d’autre part de procéder à une sensibilisation profonde du Peuple afin de parvenir à sa prise de conscience, à un changement des comportements donc de la mentalité collective.

-  Chaque Peuple a le Président qu’il mérite,  qu’il a choisi.»

La clef, l’unique clef de la bonne gouvernance, donc de la compétence, se cache au cœur de ce choix.

La solution, la seule, (celle que vous ne trouverez nulle part ailleurs), au redressement tant économique, social que culturel de notre  NATION,  se situe au cœur de ce choix, dans l’éveil de la mentalité collective (donc de la conscience nationale) du Peuple souverain et aussi dans son intransigeance conséquente  face à l’exigence d’une bonne gouvernance dans notre Pays, la République démocratique du  Mali, Etat de Droit.

En conséquence, le choix du CHEF (qu’il soit Président de la République, Président d’une Institution,  Député,  …  - c'est-à-dire plus exactement le choix de l’homme qu’il faut  à la place qu’il faut - ),  est le grand défi que tout Peuple bien éclairé, soucieux de la bonne gouvernance de son Pays, doit savoir et pouvoir relever par des élections crédibles, propres, intelligentes, libres, démocratiques, transparentes,  expression véritable de la volonté du Peuple souverain, car c’est à ce niveau et seulement à ce niveau que se situe l’essence d’une bonne gouvernance et que se joue notre dignité, notre honneur, en un mot la  vie, l’avenir heureux ou malheureux de la Nation.

Par ailleurs il importe de souligner absolument que la bonne qualité d’une élection est une prérogative exclusive du Chef de l’Etat ; elle dépend exclusivement de son bon vouloir ; cela est confirmé par le proverbe que voici « vouloir c’est pouvoir. »

-  Compte tenu de tous ces facteurs ;

-  Comte tenu du contexte actuel de la République, tant économique, social que culturel ;   

Compte tenu de la souveraineté qu’incarne la volonté du Peuple malien, une souveraineté de loin supérieure à celle d’une juridiction, fut-elle une Cour constitutionnelle ;

-  Compte tenu de la transcendance de la vérité, donc de la justice (fondement de tout Etat de Droit) dans le jeu de la représentativité du Peuple souverain au sein de l’Assemblée Nationale ;

-  Compte tenu du fait que l’annulation massive de nombre de Bureaux de vote fausse - et le jeu de la représentativité démocratique du Peuple à l’Assemblée Nationale, -  et la qualité des députés concernés, -  et leur légitimité au sein du Parlement ;

Compte tenu de la déclaration - bien fondée - du Professeur Aly Nouhoum Diallo, ancien Président de l’Assemblée Nationale, selon lequel, après l’annulation de très nombreux Bureaux de vote, le jeu de la représentativité démocratique du Peuple au sein de l’Assemblée Nationale exige l’obligation impérative d’organiser de nouvelles élections démocratiques conséquentes ayant trait aux dits Bureaux de vote ;

-   Compte tenu du fait que tel est également le point de vue que je soutiens fermement.

Par ces faits, il importe absolument que le Président de la République, (à qui, dans la limite de sa mandature, le Peuple du Mali a confié la gestion de son Pouvoir souverain),  au nom du Peuple et pour le compte de ce même Peuple, en tant que garant de la paix et de la tranquillité de la NATION,  organise  de nouvelles élections dans la limite de la totalité des BUREAUX DE VOTE annulés.

Ce sera justice et transcendance de la vérité.

Aussi, la justice, la paix, la tranquillité, la dignité,  l’honneur et l’avenir heureux de la NATION vous y obligent-ils fermement,  Monsieur le Président :

    Pour que vive la démocratie

et

l’Etat de Droit !

MR. AMADOU ALIOU N’DIAYE

Magistrat à la retraite

Ancien Président de la Cour Suprême du Mali

Officier de l’Ordre national

 

 



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