news-details
Economie

ENVIRONNEMENT: Eau et assainissement au cœur des débats




La maison de la presse de Bamako a servi de cadre à la présentation des résultats de suivi du niveau de financement et de l’état d’exécution du budget alloué au secteur de l’eau et l’assainissement auprès des prestataires de services, des ouvrages, en collaboration avec la DGB, la DNPD, l’Autorité de passation des marchés publics. C’était le vendredi 25 septembre 2020 au cours d’une rencontre avec les Hommes de médias organisée par la CN-CIEPA (Coalition Nationale-Campagne Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement) et présidé par Dounantiè Daou, président de la CN-CIEPA.

C’est dans le cadre du programme Watershed que la Coalition Nationale Campagne Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement (CN-CIEPA), en partenariat avec  IRC, a commandité un suivi du niveau de financement et l’état d’exécution du budget alloué au secteur de l’eau et de l’assainissement.

Selon les organisateurs, l’objectif de la présente rencontre est de contribuer à une meilleure information des journalistes sur les résultats issus de l’étude de suivi financier et de l’état d’exécution du budget d’Etat alloué au secteur eau et assainissement.

Pour l’année 2020, IRC, à travers la CN-CIEPA et en collaboration avec les autres membres du consortium, entend renforcer le développement des capacités des OSC et partenaires, le plaidoyer, lobbying sur les politiques publiques et la recherche, la production des évidences et la mobilisation des médias au service du plaidoyer.

Parmi les thèmes de plaidoyer du Watershed Mali, figure celui de la priorisation du financement de l’eau et l’assainissement sur le budget de l’Etat.

Cette question demeure préoccupante pour la CN-CIEPA, puisque le financement de ce secteur tourne autour d’une moyenne de 2%.

« Notre partenaire et nous avons décidé de faire un exercice de suivi financier sur  le budget alloué au  secteur de l’eau et l’assainissement pour une période de 2017-2018 sur les sites de mise en œuvre du programme Watershed.  Ce programme a été réalisé à Bamako, Ségou et à Mopti. Dans notre exercice de suivi, nous nous sommes focalisés sur l’effort du budget national », a dit le président de la CN-CIEPA, Dounantiè Daou .

Convaincu que l’Etat doit faire les efforts essentiels et que les partenaires doivent venir compléter ceux de l’Etat, Daou confirme que c’est dans ce cadre qu’ils ont mis le focus sur les efforts du gouvernement.

« En 2017, pour les régions de Mopti, Ségou et Bamako l’Etat a accordé exactement  quatorze  milliards  sept cent millions (14 700 000 000 FCFA). Sur ces quatorze milliards sept cent millions, en répartissant, sept milliards cinq cent millions furent utilisés au niveau de l’eau et sept milliards deux cent millions au niveau de l’assainissement. En 2018, nous nous sommes retrouvés avec environs 11 milliards de FCFA », déplore  Dounantiè Daou.

Pour ce qui concerne la disparité, le conférencier dira que de 2017 à 2018, par rapport au budget alloué à l’eau, c’était 7,532 milliards de FCFA en 2017 et qu’en 2018, c’était 7,642 milliards FCFA ; dont une légère progression. Pour l’assainissement, c’est 7, 236 milliards de FCFA en 2017, avec une forte  baisse en 2018, soit 4, 222 milliards de FCFA.

Au niveau régional, de grandes disparités existent entre Bamako et les autres régions. Le district de Bamako a, à lui seul, 53%  des dépenses (soit 13, 44 milliards de FCFA). La région de Mopti enregistre 19% des dépenses (soit 4,87 milliards de FCFA), suivi par les dépenses du niveau central avec 10% (2,41 milliards de FCFA) et la région de Ségou avec 6% (soit 1, 63milliards de FCFA).

La conférence fut marquée par une séance de questions-réponses. Par rapport à la préoccupation concernant les  montagnes d’ordures  dans certaine localité, Dounantié dira que « la seule solution concernant les ordures, c’est la transformation ».

Korotoumou Diabaté



  • TAGS

You can share this post!