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Politique

EKM-CMAS-FS: Le trio exige la démission d’IBK




Le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS) et le Mouvement Espoir Mali Koura (EKM) étaient face à la presse pour édifier sur l’évolution dramatique de notre pays au plan socio-économique, sécuritaire et politique. Face à cette indignation, la plateforme a convenu de créer les conditions d’une grande mobilisation pour le sursaut national qui se tiendra, vendredi 5 juin 2020 à 14 heures, à la Place de l’Indépendance, afin de mettre fin à la gouvernance chaotique et à l’atteinte grave aux principes républicains et démocratiques.

« Notre pays jadis envié, écouté et respecté en Afrique est en passe de devenir la risée des autres nations, tant il est aujourd’hui balloté et humilié, à cause d’une gouvernance aléatoire » a largué, samedi 30 mai, le président de l’EKM, Cheick Oumar Sissoko.

A cet effet, il a laissé entendre que la gestion actuelle du régime en place, symbole de la décrépitude d’un système étatique décrié, a fini de précipiter notre pays dans l’impasse.

Le peuple malien découvre de façon ahurissante, les scandales d’une gestion hasardeuse dénuée de vision et de cohésion vis-à-vis des intérêts vitaux et stratégiques du Mali qui fondent notre société, a-t-il poursuivi.

Au regard de la gravité de la situation que traverse le pays, le trio l’EKM-CMAS-FSD a relevé les constats et perspectives les plus alarmants pour l’avenir de notre pays.

En parlant d’une gestion catastrophique de la crise multidimensionnelle au Mali, selon la plateforme, le régime actuel s’est illustré par une gestion hasardeuse et puérile de la crise du fait de l’incapacité de l’Etat à  assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Depuis sept ans, dira-elle, la devise nationale semble complètement anéantie par sa mise sous tutelle, la remise  en cause de sa souveraineté et les atteintes à son intégrité territoriale à travers notamment l’application de certaines dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation au  Mali issu du processus d’Alger.

Selon la plate forme, les forces armées maliennes, en temps de guerre, sont maintenues dans une situation de misère insupportable pendant que l’essentiel des ressources affectées à son équipement et à son entretien sont systématiquement détournées en toute impunité. Le régime a installé dans notre pays un pouvoir clanique et oligarchique, fondé sur la primauté de l’allégeance en lieu et place de la légalité, de la compétence et de la moralité dans les administrations, a regretté l’ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko.

S’agissant des droits et libertés individuels, la plateforme EKM-CMAS-FSD constate que les principes clés de la démocratie malienne sont mis en cause. Pour elle, le régime en place s’est montré progressivement réfractaire à toutes critiques citoyennes et démocratiques. Des victimes démolitions immobilières abusives et celles des élections bâclées, des journalistes, hommes politiques et autres leaders d’opinion sont traqués, enlevés ou tués. Toutes les manifestions pacifiques sont quasiment réprimées, en particulier celles faisant suite aux dernières élections législatives, où les forces spéciales antiterroristes ont tiré à balle réelle sur des manifestants.

Le système éducatif malien est au plus mal. Plus de 800 écoles sont fermées dans l’insouciance totale du régime d’IBK et depuis 2019, les établissements publics sont fermés, en raison de la non-satisfaction des revendications des enseignants en toute violation de la loi.

De même, la pandémie du Covid-19 a davantage mis à nu l’état désastreux de nos établissements hospitaliers et de nos structures sanitaires, malgré les longs et pénibles mois de grève observés par le personnel socio-sanitaire ces dernières années. A cet effet, le régime n’a pris aucune disposition pour préserver la santé des citoyens.

A l’en croire,  les indignés, le monde paysan est au bord de la crise de nerf, tant  le prix à l’achat du coton a chuté de façon drastique pendant que celui des intrants connait une hausse insupportable.

En plus, le secteur privé est étouffé par l’incapacité du pouvoir à apurer la dette publique intérieure, l’iniquité dans la passation des marchés publics et l’inexistence des mesures significatives de soutien aux entreprises face aux conséquences de la pandémie du Covid-19.

Depuis son avènement, selon le représentant du FSD, le régime actuel s’est illustré dans la tenue d’élections injustes, opaques et inéquitable enlevant ainsi toute crédibilité au processus électoral dans notre pays. « L’élection n’est plus un instrument efficace de la régulation du processus démocratique et ne permet donc plus de réaliser le changement de gouvernance souhaité par le peuple », a déclaré l’ancien ministre Chogel K. Maiga.

La nécessité d’un sursaut national, poursuivra-t-il, est plus que de mise pour susciter une transformation des mentalités et un renforcement de l’Etat de droit avec des institutions républicaines, un service public, vertueux qui place le citoyen au début et à la fin de notre système sociopolitique et institutionnel.

Par ailleurs, il est impératif de favoriser l’érection d’un jeu politique sain et crédible, soumis à une veille citoyenne exercée par une société civile plus légitime, ont dit les organisateurs de cette conférence de presse. Il s’agit entre autre de l’accès et l’exercice du pouvoir politique, conformément à la Constitution et aux principes d’un Etat de droit ainsi que la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Ils demandent la participation des citoyens au processus démocratique, à la gestion des affaires publiques par l’exercice d’un contrôle citoyen, à la condamnation et à la répression des actes de corruption.

De ce point de vu, le trio recommande entre autre la restructuration  des forces armées et de sécurité, mieux recrutées, mieux formées et mieux équipées ; la préservation de l’intégrité territoriale du Mali, son unité et le plein exercice de sa souveraineté sur toute l’étendue du territoire national ; une gouvernance vertueuse garantissant la paix, la sécurité, la justice et la réconciliation nationale, ainsi que la restauration de la confiance entre l’Etat et les citoyens ; une priorisation de l’éducation et de la santé ; la garantie de l’accès aux services sociaux de base et aux infrastructures, la restauration de l’Etat de droit par la consolidation de la démocratie afin de permettre au peuple malien de jouir librement de tous ses droits constitutionnels, y compris des élections régulières et crédibles se traduisant par une forte légitimité des institutions de la République ; la mise en œuvre de toutes les actions nécessaires pour la libération de l’Honorable Soumaïla Cissé, Chef de file de l’opposition républicaine et toutes les personnes enlevées et injustement privées de leur liberté.

Pour le Coordinateur du CMAS, Issa Kaou N’Djim, il s’agit d’un rassemblement des forces vives de la nation afin de créer les conditions d’une union sacré autour de l’idéal un Mali uni et prospère à travers la rupture d’avec le système actuel.

La réalisation d’un tel objectif exige la démission du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita et de son régime dont la gouvernance a mis en danger de dislocation notre pays et notre Nation, a conclu le trio EKM-CMAS-FSD.

Mamadou Sangaré

Le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS) et le Mouvement Espoir Mali Koura (EKM) étaient face à la presse pour édifier sur l’évolution dramatique de notre pays au plan socio-économique, sécuritaire et politique. Face à cette indignation, la plateforme a convenu de créer les conditions d’une grande mobilisation pour le sursaut national qui se tiendra, vendredi 5 juin 2020 à 14 heures, à la Place de l’Indépendance, afin de mettre fin à la gouvernance chaotique et à l’atteinte grave aux principes républicains et démocratiques.

« Notre pays jadis envié, écouté et respecté en Afrique est en passe de devenir la risée des autres nations, tant il est aujourd’hui balloté et humilié, à cause d’une gouvernance aléatoire » a largué, samedi 30 mai, le président de l’EKM, Cheick Oumar Sissoko.

A cet effet, il a laissé entendre que la gestion actuelle du régime en place, symbole de la décrépitude d’un système étatique décrié, a fini de précipiter notre pays dans l’impasse.

Le peuple malien découvre de façon ahurissante, les scandales d’une gestion hasardeuse dénuée de vision et de cohésion vis-à-vis des intérêts vitaux et stratégiques du Mali qui fondent notre société, a-t-il poursuivi.

Au regard de la gravité de la situation que traverse le pays, le trio l’EKM-CMAS-FSD a relevé les constats et perspectives les plus alarmants pour l’avenir de notre pays.

En parlant d’une gestion catastrophique de la crise multidimensionnelle au Mali, selon la plateforme, le régime actuel s’est illustré par une gestion hasardeuse et puérile de la crise du fait de l’incapacité de l’Etat à  assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Depuis sept ans, dira-elle, la devise nationale semble complètement anéantie par sa mise sous tutelle, la remise  en cause de sa souveraineté et les atteintes à son intégrité territoriale à travers notamment l’application de certaines dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation au  Mali issu du processus d’Alger.

Selon la plate forme, les forces armées maliennes, en temps de guerre, sont maintenues dans une situation de misère insupportable pendant que l’essentiel des ressources affectées à son équipement et à son entretien sont systématiquement détournées en toute impunité. Le régime a installé dans notre pays un pouvoir clanique et oligarchique, fondé sur la primauté de l’allégeance en lieu et place de la légalité, de la compétence et de la moralité dans les administrations, a regretté l’ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko.

S’agissant des droits et libertés individuels, la plateforme EKM-CMAS-FSD constate que les principes clés de la démocratie malienne sont mis en cause. Pour elle, le régime en place s’est montré progressivement réfractaire à toutes critiques citoyennes et démocratiques. Des victimes démolitions immobilières abusives et celles des élections bâclées, des journalistes, hommes politiques et autres leaders d’opinion sont traqués, enlevés ou tués. Toutes les manifestions pacifiques sont quasiment réprimées, en particulier celles faisant suite aux dernières élections législatives, où les forces spéciales antiterroristes ont tiré à balle réelle sur des manifestants.

Le système éducatif malien est au plus mal. Plus de 800 écoles sont fermées dans l’insouciance totale du régime d’IBK et depuis 2019, les établissements publics sont fermés, en raison de la non-satisfaction des revendications des enseignants en toute violation de la loi.

De même, la pandémie du Covid-19 a davantage mis à nu l’état désastreux de nos établissements hospitaliers et de nos structures sanitaires, malgré les longs et pénibles mois de grève observés par le personnel socio-sanitaire ces dernières années. A cet effet, le régime n’a pris aucune disposition pour préserver la santé des citoyens.

A l’en croire,  les indignés, le monde paysan est au bord de la crise de nerf, tant  le prix à l’achat du coton a chuté de façon drastique pendant que celui des intrants connait une hausse insupportable.

En plus, le secteur privé est étouffé par l’incapacité du pouvoir à apurer la dette publique intérieure, l’iniquité dans la passation des marchés publics et l’inexistence des mesures significatives de soutien aux entreprises face aux conséquences de la pandémie du Covid-19.

Depuis son avènement, selon le représentant du FSD, le régime actuel s’est illustré dans la tenue d’élections injustes, opaques et inéquitable enlevant ainsi toute crédibilité au processus électoral dans notre pays. « L’élection n’est plus un instrument efficace de la régulation du processus démocratique et ne permet donc plus de réaliser le changement de gouvernance souhaité par le peuple », a déclaré l’ancien ministre Chogel K. Maiga.

La nécessité d’un sursaut national, poursuivra-t-il, est plus que de mise pour susciter une transformation des mentalités et un renforcement de l’Etat de droit avec des institutions républicaines, un service public, vertueux qui place le citoyen au début et à la fin de notre système sociopolitique et institutionnel.

Par ailleurs, il est impératif de favoriser l’érection d’un jeu politique sain et crédible, soumis à une veille citoyenne exercée par une société civile plus légitime, ont dit les organisateurs de cette conférence de presse. Il s’agit entre autre de l’accès et l’exercice du pouvoir politique, conformément à la Constitution et aux principes d’un Etat de droit ainsi que la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Ils demandent la participation des citoyens au processus démocratique, à la gestion des affaires publiques par l’exercice d’un contrôle citoyen, à la condamnation et à la répression des actes de corruption.

De ce point de vu, le trio recommande entre autre la restructuration  des forces armées et de sécurité, mieux recrutées, mieux formées et mieux équipées ; la préservation de l’intégrité territoriale du Mali, son unité et le plein exercice de sa souveraineté sur toute l’étendue du territoire national ; une gouvernance vertueuse garantissant la paix, la sécurité, la justice et la réconciliation nationale, ainsi que la restauration de la confiance entre l’Etat et les citoyens ; une priorisation de l’éducation et de la santé ; la garantie de l’accès aux services sociaux de base et aux infrastructures, la restauration de l’Etat de droit par la consolidation de la démocratie afin de permettre au peuple malien de jouir librement de tous ses droits constitutionnels, y compris des élections régulières et crédibles se traduisant par une forte légitimité des institutions de la République ; la mise en œuvre de toutes les actions nécessaires pour la libération de l’Honorable Soumaïla Cissé, Chef de file de l’opposition républicaine et toutes les personnes enlevées et injustement privées de leur liberté.

Pour le Coordinateur du CMAS, Issa Kaou N’Djim, il s’agit d’un rassemblement des forces vives de la nation afin de créer les conditions d’une union sacré autour de l’idéal un Mali uni et prospère à travers la rupture d’avec le système actuel.

La réalisation d’un tel objectif exige la démission du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita et de son régime dont la gouvernance a mis en danger de dislocation notre pays et notre Nation, a conclu le trio EKM-CMAS-FSD.

Mamadou Sangaré



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