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Société

EDUCATION Une reprise timide dans les établissements




Après deux mois d’arrêt des cours, les salles de classe ont rouvert, hier,  leurs portes dans certaines écoles. Il s’agit notamment des écoles privées. Les écoles publiques demeurent encore fermées à cause de la détermination des syndicats de l’éducation signataires du  15 octobre 2016 qui exigent l’application du fameux article 39.

 

Comme annoncé par le gouvernement, les élèves étaient pressés de reprendre enfin le chemin de l’école et de poursuivre une année scolaire hypothétique. Mais pour cela, il fallait miser sur la volonté et la détermination des enseignants. On devrait s’y attendre, ceux-ci ont tout simplement décidé de boycotter cette reprise des cours. Le constat saute à l’œil.

 Notre équipe de rédaction a fait le tour de certaines écoles pour constater l’effectivité de la reprise des cours dans les classes d’examen. Dans les écoles privées, les enfants ont repris les cours. Les mesures édictées par le gouvernement étaient respectées à la lettre. Dans toutes les classes, on pouvait constater qu’élèves et professeurs portaient les bavettes et que la distanciation aussi était respectée. A titre illustratif, toute l’administration de l’école la Bruyère était à pied d’œuvre pour le respect strict des décisions prises par le département en charge de l’éducation. Même dans la cour de l’école, ils avaient mis un dispositif de contrôle pour éviter une éventuelle propagation de la pandémie.

Par contre dans les établissements publics, c’était tout à fait le contraire. Plusieurs élèves rasaient le mur car les enseignants ont décidé de boycotter cette reprise des cours qu’ils ont jugée discriminatoire. A l’école ATT de Faladié, l’administration semblait être prise au dépourvu pour les préparatifs car c’est au passage de notre équipe de rédaction que les directeurs d’école et leurs personnels étaient préoccupés par la distribution des masques. Ils manquaient de système de lavage des mains. Conscients qu’il ne saurait y avoir de reprise des cours sans eux, les enseignants ont profité de ce jour pour tenir des réunions d’information. A préciser que cette décision émane des responsables syndicaux de l’éducation qui ont décidé d’aller au charbon jusqu’à l’application de l’article 39.  Cette situation est inquiétante et interpelle tous les esprits éclairés.

Selon eux, malgré la présence du coronavirus, le gouvernement devrait prendre des mesures appropriées afin de permettre à tous les élèves de continuer le reste de l’année scolaire dans un climat serein. L’année scolaire 2O19-2020 a connu beaucoup de soubresauts à cause de la grève répétitive des enseignants et cette crise sanitaire qui s’est invitée dans la danse, obligeant, du coup, le gouvernement à fermer toutes les classes. Cette mesure du gouvernement s’inscrivait dans son plan de riposte contre ce mal du siècle qui est en train de faire des ravages à travers le monde.   

Gouvernement et syndicats n’arrivent toujours pas à harmoniser leur point de point vue, dans le cadre de la gestion de la crise scolaire. Depuis une décennie, nous assistons impuissamment à la détérioration de notre système éducatif. Il est grand temps de mettre fin à cette crise qui a causé des conséquences incommensurables à notre pays. Une situation qui donne l’impression que l’éducation est reléguée au second plan par nos responsables.   

Ibrahim Sanogo dit Oliver

Aminata Traoré ( Stagiaire )



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