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Politique

Droit de colère Ceux qui ont fait tirer sur les manifestants doivent rendre des comptes




C’est une honte. C’est un crime odieux. Le samedi 11 juillet, des éléments des forces de l’ordre ont fait feu sur les manifestants réunis dans et autour de la mosquée de l’imam Dicko, sise à Badalabougou. Les commanditaires de ces méthodes de barbouzes doivent impérativement rendre des comptes.

« Tirez à vue et à balles réelles sur les manifestants civils! » Est-ce l’ordre limpide qui a été donné aux éléments des forces de l’ordre présents à Badalabougou autour de la mosquée de l’imam Dicko ? Ou bien est-ce que ce sont des agents incontrôlés d’une unité spéciale qui ont pris l’initiative de canarder les pro-Dicko à balles réelles ? La double question ne saurait demeurer sans réponses.

Les images diffusées en boucle sur les chaînes internationales sont saisissantes. Ainsi, dans l’édition de la nuit de nos confrères de  France 24, JT du 13 juillet, on est stupéfait par les empreintes de balles et les témoignages de civils qui en ont réchappé.

Tous les intellectuels, hommes de média, hommes politiques et objecteurs de conscience doivent se mobiliser afin que la lumière soit faite sur cet acte que rien ne saurait justifier. Se taire, c’est cautionner l’inacceptable. Car, sous aucun prétexte, des forces de maintien de l’ordre (à moins qu’elles ne soient sous la férule de barbouzes) ne peuvent faire usage d’armes à feu contre une population qui manifeste.

Ceux qui, à quelque niveau que ce soit de l’Etat, ont armé, orienté et poussé des mains à mitrailler les citoyens ; doivent prendre conscience qu’ils ont franchi une ligne rouge dans la répression. En faisant revivre à Badalabougou les pratiques de la Gestapo hitlérienne, ces pousse-au-meurtre ne méritent plus de rester aux postes à responsabilités de l’Etat. Qui sont-ils ? Quels sont leurs noms, leurs titres, leurs grades, leurs statuts?

Une enquête diligente et indépendante doit être ouverte pour le savoir. IBK, qui a promis dans son avant-dernier discours à la nation qu’il s’emploierait à plus de justice, a là l’occasion de prouver qu’il n’y aura ni non-dits ni  impasse judiciaire sur ces crimes.

Nul n’a le droit d’utiliser des balles contre les Maliens.L’article 1er de la Constitution le rappelle : « La personne humaine est sacrée et inviolable. » Alors, ceux qui ont fait fi de ce principe constitutionnel en ordonnant l’utilisation de balles contre les civils, ne doivent obtenir aucun passe-droit.

Mohamed Meba TEMBELY

 

 

 



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