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DJENNE : Le torchon brûle au Cscom !




Décidément rien ne va plus entre la Présidente du comité de gestion du centre de santé communautaire, communément appelé le Djennery, et la population. Cette situation tire sa source d’un  prétendu licenciement du médecin chef, Hamadoun Traoré.

Le médecin chef du Cscom, Hamadoun Traoré, est devenu incontestablement l’oiseau de mauvais augure que certains responsables du comité de gestion du centre de santé communautaire veulent abattre à tout prix. Et pour cause, il aurait dénoncé leur gestion obscure.

La population de Djenné a été surprise d’apprendre le licenciement du médecinchef. En effet, l’arrivée de ce dernier, avait apporté un grand soulagement à la population.  Il s’était investi corps et âme pour offrir un service de qualité à tous les patients. C’est pourquoi d’ailleurs, quand la population a eu vent de cette nouvelle, elle s’est farouchement opposée à cette décision. La présidente du Cscom a échappé de justesse au lynchage d’une foule surexcitée. Il a fallu l’intervention de certains sages de la ville de Djenné pour la sauver. Ce qui veut dire que le torchon s’est enflammé entre la population et la présidente du Cscom.

Dans le souci de donner de la bonne information à nos lecteurs, nous sommes allés à la source pour écouter les deux parties.  Selon Hamadoun Traoré, médecin chef du Cscom de Djenné, tout est parti de son refus de cautionner la corruption et la mauvaise gestion. A l’en croire, certains caciques du Cscom, ont voulu déposer leur propre médicament au dépôt de la pharmacie. Kadiatou M’baye, la présidente du comité de gestion du Cscom, a voulu privatiser le Cscom. « Non seulement l’argent pour le fonctionnement que nous nous produisons, elle ne veut pas le donner, en plus, elle ne suit pas le schéma d’approvisionnement qui prévoit qu’elle doit aller acheter les médicaments au centre de santé de référence de Djenné. Malheureusement, elle ne respecte pas cette procédure. En plus, elle ne donne pas le matériel pour le travail, tels que le tensiomètre, le thermomètre, les chaises sur lesquelles les patients doivent s’assoir. Je lui ai dit clairement que je ne serai pas d’accord avec ce principe tant que je suis là. J’ai écrit pour informer qui de droit, notamment la mairie, le centre de santé de référence. Donc elle est mécontente de cet agissement de ma part. En complicité avec certains acteurs au sein du Cscom qui espèrent occuper ma place, ils se sont concertés à huit clos pour se dire que tant que je reste, leur objectif ne sera pas atteint. En tout cas, au cours des réunions, j’ai toujours eu le courage de dénoncer cette façon de travailler», a-t-il précisé.

Et d’ajouter que finalement, ils se sont dit qu’il faut se donner les moyens de se débarrasser de cette épine à leur pied.« S’agissant de la présidente, elle a fait plusieurs lettres pour dire qu’elle ne veut plus de moi. Mais la dernière fois qu’ils se sont réunis, ils ont fait une lettre pour dire qu’ils ont recruté un autre médecin. Justement, après ce montage machiavélique, avant que mon chef ne réponde, la jeunesse et la population ont appris la nouvelle. Automatiquement, ils ont riposté contre la teneur de cette lettre », a-t-il laissé entendre.

Nous avons joint, au téléphone, la présidente du Cscom, Kadiatou M’Baye. Elle a préféré ne pas se prononcer sur le sujet. La question qui hante l’esprit est pourquoi le refus de la première responsable de donner sa version des faits. Se reprocherait-elle quelque chose ? En tout état de cause, il n’y a jamais eu de fumée sans feu, dit-on.

Pour la population de l’aire de santé du Cscom, il n’est pas question de laisser ce médecin partir. Décidément, de toute évidence, le médecin chef du Cscom de Djenné a su gagner la confiance et l’estime de la population

Ibrahim Sanogo dit Oliver

 



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