news-details
Société

DEUX COUPS D’ETAT EN HUIT ANS C’est trop ! Mais…




Jamais notre pays le Mali, n’avait vécu une telle instabilité politique. De 2012 à 2020 soit en huit ans, deux coups de force ont été perpétrés dans notre pays.

Le premier coup d’Etat, orchestré dans la nuit du 21 au 22 mars 2012 par un groupe de soldats ayant à leur tête le Capitaine Amadou Haya Sanogo, a mis fin au pouvoir du défunt du président Amadou Toumani Touré (ATT).

Ce coup de force est arrivé alors que celui qui était considéré comme le « soldat de la démocratie » n’était qu’à un peu plus que deux mois de la fin de son mandat.

Le 18 Août 2020, un autre coup de force déposa Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) le cinquième président de la République du Mali. Il a été contraint de quitter ses fonctions de président alors qu’il n’était qu’à un peu moins que trois ans de la fin de son mandat.

 

Deux coups d’Etat en huit ans

Mais il faut reconnaitre que, depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays, nous les Maliens, sommes confrontés à une mauvaise gouvernance.

La fréquence des coups d’Etat s’explique par le fait que de réels problèmes de dysfonctionnement existent au sein de nos institutions, notamment la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale.

Celles-ci doivent veiller au bon fonctionnement de l’exécutif afin de prévenir tout abus de pouvoir de celui-ci. Elles ne l’ont jamais fait.  Par conséquent, elles ont failli à leurs devoirs.

L’insécurité et l’instabilité politique qui sévissent dans notre pays ne sont pas nouvelles dans le monde. Certains pays ont vécu des cas presque similaires mais s’en sont sortis. Je pense que notre pays aussi retrouvera la paix et la stabilité dans les années à venir.

 

A la recherche d’une bonne piste.

La transition politique a un rôle très important à jouer pour nous mettre sur cette piste. Il est important aussi que chaque malien accompagne cette transition afin qu’elle puisse pleinement remplir sa feuille de route.

J’exhorte  mes compatriotes, surtout la classe politique malienne à ne pas voir d’un mauvais œil les Forces Armées Maliennes (les FAMA).

En perpétrant des coups de force, les FAMA n’ont aucunement l’intention de provoquer une subversion.

Notre démocratie a été acquise à l’arraché, au prix d’une répression sanglante en mars 1991.

Le risque d’un retour à la dictature est à écarter.

Les Forces Armées Maliennes (les FAMA) en orchestrant des coups d’Etat, cherchent à mettre notre pays sur la bonne voie, celle qui le conduit à la paix et à la stabilité politique, gages d’une émergence certaine.

Youssouf Komnotougo,



  • TAGS

You can share this post!