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Politique

DÉSOBÉISSANCE CIVILE Les Maliens sont partagés




Depuis quelques jours, la ville de Bamako est bondée de personnes, les goudrons occupés et quelques institutions publiques détruites par la foule. Réclamant leur droit, ils ont envahi et paralysé la ville.

Mamadou Lamine Ba, électricien : C’est une loi, elle est constitutionnelle donc c'est normal que les gens aillent à la désobéissance civile. Maintenant par rapport à la jeunesse, elle doit d'abord connaître le contenu de la désobéissance civile. C’est-à-dire comment il faut l’appliquer et rester toujours derrière la loi par rapport à cette désobéissance civile.

Cheick Oumar Coulibaly, étudiant en gestion des ressources humaines : La population réclame ses droits. Pour moi, c'est le gouvernement qui a été faible. Si on regarde bien la situation, depuis le début les islamistes ce sont mis dans la politique et c'est le gouvernement qui a accepté. Et aujourd'hui, les islamistes ont eu le pouvoir sur le gouvernement. Or, le chef de l’Etat est le chef suprême de l'armée. La population a le plein droit de réclamer ses droits auprès du Président de la République. Je crois que la situation a échappé à l'Etat. Le gouvernement doit être capable de négocier auprès de la population. Mais on voit qu'il est faible et le Président, on dirait qu'il n'a pas de conseiller, il n'écoute personne. C'est comme s'il n'est pas là.

Mamadou Coulibaly, réparateur : Les premiers problèmes du Mali sont l'éducation et la santé. Il y'en a beaucoup, mais ce sont eux qui priment selon moi. Si maintenant, il y a quelqu'un qui lutte pour nous, on ne cherche pas qui a raison ou tort. On voit juste notre souffrance, la plupart des Maliens sont de pauvres « pieds plats ». On s'inquiète beaucoup pour le futur de nos enfants.

Gabou Kamissoko, commerçant : Je pense que les chefs de famille ont échoué. Ils ne jouent plus leur rôle. Le problème du Mali, c'est le manque d'éducation. Aujourd'hui, le Mali est derrière tout le monde alors que nous étions un véritable exemple pour les autres.

Amadou Dolo, étudiant en comptabilité : Je crois qu'il n'y a rien d'important dans la désobéissance civile. Ça met le pays en retard. Les choses qu'ils ont gâtées c'est pour l'Etat et c'est nous même l'État.  C’est nos impôts qui seront utilisés pour les réparer. On doit réclamer nos droits sans faire autant de dégâts.

Fanta Touré, personne âgée : Si j'étais IBK, j'allais juste démissionner. Le Vieux est fatigué mais il est sous l'emprise de son fils Karim. Avoir un enfant béni est ce que souhaite tout parent. Vraiment, je ne voudrais pas être à sa place. Les gens qui font les manifestations sont tellement révoltés qu'ils peuvent faire du mal à Karim et même à IBK. Que Dieu nous en préserve et que l'âme des victimes repose en paix.

 

Fatoumata Yayi Cissé

Stagiaire

 



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