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Société

DEMOLITION DANS LA ZONE AEROPORTUAIRE Issa Kao Djim menace d’attaquer le ministre devant la justice




Parmi les maisons démolies dans la zone aéroportuaire, hier jeudi 14 janvier 2020, figure la villa du coordinateur général de la Cmas Issa Kao Djim. Très agité par cette démolition, le bras droit de l’influent Imam Dicko, annonce la constitution d’un collectif d’avocats pour une intenter une action en justice contre le ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dionké Diarra

Pour Issa Kao Djim, la moindre des choses pour l’Etat était de sommer les habitants de la zone aéroportuaire à quitter les lieux avant de démolir leurs maisons. « Démolir des maisons finies est inacceptable », a-t-il dénoncé.

« Je demande à toutes la population, sans violence de s’organiser et créer  un collectif, on va attaquer le ministre en justice », a-t-il demandé. Il  poursuit en indiquant que « nous sommes dans un Etat de droit ».Il a soutenu que nul n’est au-dessus de la loi.

Le coordinateur de la Cmas dénonce la manière par laquelle, les autorités ont procédé à la démolition de leurs maisons. « Ils sont des habitants de la zone aéroportuaire des ‘’sans abri’’ et des réfugiés. Ma villa qui servait d’abri à mes jeunes frères et leur famille a été démolie. Je n’ai même pas été informé en tant propriétaire »., lançant un appel à la population pour former un collectif, dans le but de porter plainte contre le ministre.

«Je défends la population, je ne défends pas un ministre de la république. Ce n’est pas le rôle du ministre de venir casser les maisons comme ça. Où était l’Etat quand on construisait ces maisons-là », s’est-il interrogé. Issa Kao Djim se demande ce qui a amené le gouvernement et le ministre à venir casser les maisons des gens. « Mettons en place un collectif d’avocat et un collectif d’huissiers pour réclamer nos droits, Nous ne soutenons pas la transition pour qu’un ministre vienne détruire ce que le peuple construit. Dans un pays où il n’y a pas de sécurité, pas d’école, pas d’eau, les gens sont laissés à leur compte. Les femmes, les enfants et leurs affaires sont jetés dehors alors que l’Etat doit les protéger », a-t-il dénoncé.

Seydou Fané

 



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