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Politique

CRISE SOCIO-POLITIQUE Les leaders religieux appellent à la retenue !




Les récents évènements ont fortement ébranlé la cohésion sociale dans notre pays. L’imam Mahmoud Dicko, l’autorité morale du mouvement du 5 juin, est sorti de sa réserve pour appeler les manifestants au calme et à la retenue. Sera-t-il entendu ?

L’imam Mahmoud Dicko s’est incliné devant la mémoire des victimes. « Je lance un appel à tous les Maliens en général, les jeunes en particulier. Je leur demande plus de retenue. Je leur ai dit, depuis le 19 juin, et je le maintiens, on peut être fort sans être violent. La lutte que nous menons, c’est pour restaurer la nation malienne. C’est pour encore donner à cette nation sa dignité et son honneur. C’est pour faire en sorte que cette gouvernance catastrophique qui nous a conduit dans cette situation ou le Mali est en train de s’abimer sous nos yeux, ne soit pas une réalité, que ça soit un souvenir. Ce mouvement que nous avons enclenché, je pense que c’est le début d’un espoir qui doit rester mais dans la dignité, dans la tranquillité, dans le respect des autres. C’est ce que je dois dire, tout en n’oubliant pas les pays amis qui nous ont appelés, qui nous assistent ; ceux qui nous ont envoyé des messages pour nous demander d’être mesurés. Parce que quand on vous parle, qu’on vous demande d’être encore mesurés chez vous, c’est un conseil d’ami. On n’oublie pas tous ces pays amis qui sont en train de nous accompagner dans cette difficulté que nous traversons actuellement », a-t-il rappelé.

Monseigneur Jean Zerbo, Chérif Ousmane Madani Haïdara et le patriarche des Niaré, se sont tous inscrits dans cette dynamique de la paix en prônant le dialogue pour sortir de cette crise.

Le Mali va mal voire très mal. La désobéissance civile décrétée par le mouvement du 5 juin- rassemblement des forces patriotiques a visiblement tourné à une scène de désolation. Ce qui conduit notre pays dans un avenir incertain. Des jeunes embrasés se sont adonnés à des actes de pillage et de vandalisme. Toute chose qui serait à la base des morts d’hommes que rien ne pourra justifier, malgré la pertinence des revendications portées par les réfractaires. L’heure est arrivée de nous appuyer sur les leviers sociaux dont nous disposons pour désamorcer cette crise qui embrase tout le pays. Pour tous différends, nos ancêtres privilégiaient le dialogue. Le Mali, terre d’une vielle civilisation a toujours été envié par les autres pays du monde. Où sont parties ces valeurs qui ont longtemps caractérisé notre pays ? Le Mali est méconnaissable aux yeux de la communauté internationale. Les deux parties sont appelées à faire des concessions. Aucun sacrifice n’est de trop pour la suivie d’une nation. Créons les conditions pour aller à un dialogue franc entre malien, sans interférence extérieure. Ne perdons pas espoir. Faisons appel à notre génie. Le Mali se relèvera de cette crise socio-politique. Partageant cette philosophie, l’imam Dicko s’est adressé aux manifestants après l’inhumation de certaines victimes. Il a tenu un discours fédérateur pour tenter d’apaiser les esprits très surchauffés.

Au moment où nous mettions sous presse cet article, Cheick Oumar Sissoko avait recouvré la liberté et la libération sans condition des autres caciques du mouvement était également attendue.

Ibrahim Sanogo dit Oliver

 



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