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Politique

CRISE SOCIO-POLITIQUE Le CNT cristallise toujours !




Le CNT cristallise toujours les débats !

Après un début très difficile de la transition, l’heure n’est plus aux critiques stériles ou acerbes mais, plutôt à l’union des cœurs et des esprits. Tout compte fait, le pays doit continuer d’exister.

Dans une hypothèse très peu plausible de rendre difficile la vie aux autorités de la transition et de tout rejeté en bloc, la situation risquerait d’être compliquée que n’était la situation précédente. Un scénario  paraît gagnant pour le Mali parmi tous les scénarii imaginables. Il s’agit d’inviter toute la classe politique au tour d’une table pour discuter à fond de tous les problèmes qui assaillent notre gouvernance. Si les autorités de la transition s’inscriraient dans cette dynamique, la quasi-totalité des partis politiques seront dans ‘’l’obligation’’ de soutenir les actions du gouvernement pour nous faire sortir de cette impasse politique. Visiblement, ce qui nous conduira à la formation du conseil national de transition dans un bref délai.

Ces nouvelles autorités du Conseil national de transition vont s’attaquer à des priorités suivantes : la réforme de l’appareil judiciaire qui rend la justice équitable pour tous. Cette réforme passe irrévocablement par l’imposition de l’éthique et de la morale chez un nombre important des acteurs de la justice ; la révision de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issue du processus d’Alger afin de lui donner un ancrage national ; la refonte des instituions inféodées au quinquennat (Sécurité d’Etat, Cour constitutionnelle, Commission électorale nationale indépendante, Assemblée nationale…); le déclenchement d’un dialogue substantiel avec les groupes radicaux violents.

Les autorités de la transition doivent demander une  redéfinition et la réadaptation des mandats des forces étrangères présentes sur le territoire qui ont mis le pays sur la touche dans leur agir ; la déthnicisation des problèmes sociaux afin d’y apporter des réponses justes et adaptées aux souffrances des populations, notamment celles en proie à l’insécurité; la domestication du fait religieux, à travers l’institutionnalisation d’un Islam malien inspiré du terroir et non celui importé de la péninsule ou de l’Afrique du Nord; la formalisation d’un récit national à travers le concours des historiens, sociologues, politologues, tiré des histoires du pays, faisant de l’État une âme et un principe spirituel.

On ne peut pas évoquer le respect de la Constitution aujourd’hui, car elle n’a cessé d’être piétinée depuis 2012. Donc, il est de la responsabilité des maliens de refonder le pays et de permettre aux jeunes générations d’espérer et d’oser avant que d’autres ne le fassent à notre place.

 

Un sursaut national

Puis que le vin est tiré, il faut donc le boire. Tous les Maliens doivent s’accorder à aider la transition en place pour remettre le pays sous de nouvelles auspices. Certes, dans la pratique, le Président Bah N’Daw et ses hommes ont “péché” dans la prise de décrets portant sur la mise en œuvre du comité de transition qui fixent la clé de répartition et les conditions d’adhésion de ses membres, toute chose qui mit la classe politique en rébellion. Le président de la transition, Bah N’Daw est la seule clé de voute de cette nouvelle crise. Il doit incessamment inviter les responsables des partis politiques pour un dialogue franc. Par la même veine, Bah N’Daw et ses hommes doivent inéluctablement revoir leur copie. Car on ne peut pas gérer un pays en ignorant la classe politique. D’ores et déjà, il faut une médiation pour rétablir la confiance qui s’est dissipée entre les autorités de la transition et les politiques. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, le Mali dispose encore de ressors sur lesquels, le pays peut compter pour amener les Maliens dans la même bourdonne. Les différentes rencontres initiées par les autorités de la transition, notamment celle du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et des autres acteurs de la classe politique, nous laissent espérer que la fumée blanche sortira bientôt. Le bateau malien a tangué, il revient aux Maliens de le redresser avant qu’il ne chavire. Aujourd’hui plus que jamais, le Mali a besoin de tous ses enfants en cette période d’incertitude.  

Ibrahim Sanogo dit Oliver

 



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