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Politique

CRISE SOCIO-POLITIQUE IBK isolé ?




Au-delà de la crise sanitaire, le problème malien ne se limite pas qu'au terrorisme, il existe aussi la crise socio-politique. Face à cette situation désastreuse, le M5-RFP reste sur sa position : la « démission du Président IBK et son régime » tandis que la Convergence de Forces Républicaines, fragilisée pour la défense des institutions de la République, réplique en mettant le « dialogue au centre de ses préoccupations ».

Le départ du Président de la République suffirait-il pour redresser le pays qui est victime de son propre malheur. Au début, on ne faisait que critiquer IBK pour le faire changer afin que la situation du pays s'améliore. Les leaders religieux et politiques, y compris la société civile, ont continué à critiquer sa façon de gouverner et à faire pression pour qu'il change de politique. Maintenant, le peuple malien est en train de subir certainement le contre coup de son échec. La situation de notre pays est de plus en plus critique. Face à la situation socio-politique chaotique, les Forces vives de la nation se sont réunies le 5 et le 19 juin autour d’un idéal : faire table rase d’un système de gestion, autrement dit la démission du Président de la République et son régime.

  1. ailleurs, la situation que nous vivons a jeté une lumière crue sur l'état de notre système de gouvernance. L'occasion ratée par le régime en place pour faire face aux enjeux de la crise multidimensionnelle était les élections législatives, longtemps attendues par le peuple. Au même moment, celui-ci disait que ces élections étaient bonnes lors de la déclaration provisoire des résultats par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation. Mais, la décision de la Cour constitutionnelle a changé l'événement en un fiasco politique. A l’issue de cette décision irrévocable, beaucoup de personnes ont contesté les résultats proclamés par Manassa Danioko et ses paires.

L’erreur fondamentale du Président IBK était essentiellement de n’avoir pas à s’immiscer dans la soi-disant nomination de l’Honorable Moussa Timbiné à la présidence de l’Assemblée nationale, au détriment de Mamadou Diarassouba. Effrayé par le poids de l’histoire, IBK procède à la reconduction immédiate de Dr Boubou Cissé à la tête du Gouvernement pour calmer le jeu. Ensuite, il nomme l'ancien Président de l'Assemblée nationale, l'Honorable Isiaka Sidibé comme président de la Haute Cour de Justice. Pour aller plus loin encore, il met son ex ministre de l'Economie numérique et de la Prospective, Mme Kamissa Camara au poste du Secrétariat général de la Présidence. Que reste-t-il encore de l’espérance des Maliens et des Maliennes ?

Face aux immenses défis et à la médiocrité immense de son entourage, le Président IBK est-il capacité de sortir notre pays de l'impasse ? et comment ?

A ce titre, Sonny Tabou Lansy disait un adage : « tant qu’il y aura en notre monde la division tragique… entre d'une part les nantis qui ont tout de tout et, d'autre part, les rigolos de la périphérie, démunis à sang, interdit d’ingérence dans les affaires de l’humanité, le progrès sera malade ».

En plus de cela, l’ambassadeur de la Russie, Igor Gronyko, lors d'une conférence à la Maison de la presse, a précisé que son pays considère que le rôle principal dans le règlement de la crise malienne relève des maliens, d’après le principe « Solutions africaines aux problèmes africains ».

Le Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a fait l’exploit en mobilisant des milliers de partisans et sympathisants à la place de l’indépendance. Après sa reconduction à la tête du nouveau gouvernement, le Premier ministre, Boubou Cissé a assisté, de son vivant, à la brillante victoire des enseignants en se faisant coiffer au poteau par le premier responsable de l’Etat. En plus, l’Assemblée nationale est entrée dans la dénonciation, à travers certains de ses membres, et IBK est isolé, sans aucun pouvoir, avec le ventre rempli de peur et d'angoisse.

Par ailleurs, la Convergence des Forces Républicaines reste sur sa position de la défense des institutions de la République, cette défense dans laquelle, nos soldats, les forces étrangères, les civiles et d’autres perdent la vie.

Selon le communiqué de la CFR, les concitoyens, dans la véhémence et les imprécations, utilisent des moyens détournés tentant tout pour entrainer le pays dans l’incertitude. Fuyant le dialogue, privilégiant la désinformation et l’intox, utilisant malicieusement les problèmes de la nation comme fonds de commerce, ils nourrissent le rêve secret de brûler toute la République, de marcher sur nos valeurs pour parvenir à leurs fins.

Pour ce faire, la CFR, dans sa majorité silencieuse, avait décidé de sortir, samedi 27 juin, pour dire non à l’aventure, au chaos et l’ingratitude envers la communauté internationale qui s'est précipitée au cheveu de notre pays en ce moment de crise. Après avoir rencontré les leaders religieux, les présidents des institutions et la communauté internationale, la CFR a annulé sa marche populaire pour la défense des institutions républicaines, samedi dernier. Ce qui donne une lueur d'espoir dans l’autre camp.

  • Le M5-RFP a vécu et s’est imposé comme le seul gardien du temple Mali. Ses actions impacteront à jamais l’avenir démocratique de notre pays mais à condition de savoir poser balle à terre à temps », a dit l’autre.

Mamadou Sangaré

 



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