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Politique

CHRONIQUE DU MARDI Piège électoral à coups de fusil.




Quand le manque de crainte d'Allah provoque la peur mondialisée de Sa dernière religion révélée, il faut tout simplement comprendre que l'homme est sous tous les cieux en perdition pire que le Covid 19. Aucune disposition juridique et sécuritaire mondialisée ne pourrait en conséquence des libertés largement acquises de haute lutte le sauver de lui même où que ce soit sur la planète terre. Et particulièrement là où il se croit être le plus à l'abri bétonné d'une catastrophe domestique à caractère international bien étiqueté. Dans le cas d'école universelle du Mali millénaire depuis 2012, à quelque chose de mythologique sur sa royale grandeur impériale, malheur républicain fait bonheur démocratique. Et les plumitifs numérisés s'adonnent à leur envol désiré en cette circonstance exceptionnelle très riche en crises émotionnelles. Cardiaques de toutes les civilisations nègres et arabes, unissez vous en la fatalité du chronomètre électoral. Avec les effets d'annonce publicitaire à la une de la presse, l'effondrement généralisé des institutions, traditionnelles et modernes, trace à la daba (houe) et au bâton, les limites, du village bambara et de la bergerie peul, devenues lignes rouges à ne pas franchir. Finie l'économie de troc de la calebasse de lait contre le panier de mil. Les marchés financiers sont là bien connectés aux conflits rémunérateurs en multinationales banques de sang à même le sol brûlé vif. Nouveaux feux de brousse humaine. Et tant pis pour la survie d'un pays menacé d'abord, par l'irresponsabilité intellectuelle collective de ses divers peuplements multicolores et ensuite, par l'unique opportunité économique et politique que se donnent ses visiteurs, étranges travailleurs immigrés de luxe, donneurs de leçons passe partout, d'influer tragiquement sur les cours souterrains et aériens de ses trajectoires, passés et à venir. Quoi de plus normal que l'anormal désordre constitutionnel pour le décompte du nombre de votants sans fiabilité de l'état civil ni discipline de la hiérarchie militaire ? Entre le haut de gamme laïc et le bas peuple politique et religieux de la crise aiguë malienne, rien ne va plus en termes juridiques, légalité et légitimité, depuis les mouvements populaires du M5 RFP à redoutables forces océaniques les 5 et 19 juin 2020. En refusant la main épisodiquement tendue du Président de la République, IBK, pour entrer dans son gouvernement anti union nationale, il n'y aura pas de sacrifice satanique pour occuper un poste ministériel. Loin du chaos des mauvaises langues, un autre récit républicain légendaire de la rue s'installe désormais, de gré et de force, sur la scène officielle sur-encadrée par la fiction des fonctions publiques jamais assumées avec satisfaction. Combien de maliens vivent et meurent quotidiennement sans ces fameux services sociaux de base niaisement vendus ici comme recettes miracles de développement enveloppement par l’international ? En avant propos de son ouvrage, l'Épopée de Segu, Da Monson : un pouvoir guerrier, Adam Konaré Ba (19 :1985) écrivait de manière prémonitoire "l'histoire non officielle, apanage de la société civile, porteuse, elle, d'un potentiel de contestation insoupçonnée, allant à l'encontre de l'idéologie des groupes hégémoniques." Le Très Miséricordieux dit que l'espoir, ici bas et au delà, revient aux croyants sincères accomplissant de bonnes œuvres, et à ceux qui; mutuellement, s'enjoignent vérité et sagesse (S103/V1,2,3). Avec une pensée pieuse adressée à l'Eternel, le Pardonneur, pour un retour sain et sauf en famille bamakoise de l'Honorable Soumaila Crissé, séquestré au Nord Mali depuis le 25 mars 2020. Et paix à l'âme de son garde corps tué par balles !

Imam Pr Hamidou Makan MAGASSA


 

 



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