news-details
Politique

CHRONIQUE DU MARDI: Imam Dicko Martyrisé




Un martyr n'est pas traitre pour un sou d'esclave du FCFA de la France Afrique & Compagnies Multinationales. Très souvent mal acquis. D'où la zakat (2.5%) à payer en aumône obligatoire aux démunis et aux spoliés pour annuellement purifier tout capital thésaurisé à un certain seuil (nisan). Avec le Malien qui, par terre, poussiéreuse et boueuse, se bat quotidiennement pour sa précaire survie. Sans IBK Air Force One Man Show. Avec le Malien, porteur d'espoir, pour la reconstruction sacrée du pays meurtri, en l'incontestable autorité morale de l'Imam Dicko, martyrisé par son "grand frère et ex ami" IBK. Très constant dans ses prises de position publique, plaisantes ou déplaisantes, l’Imam Dicko a droit dans les yeux déclaré aux 5 Chefs d’Etat de la CDEAO (Côte d'Ivoire, Ghana, Niger, Nigeria et Sénégal), en mission de médiation à Bamako le 23 juillet 2020, qu’il préférait mourir en martyr plutôt qu’en traitre. Cette profonde pensée, à double connotation éthique, exprime dignement toute la fermeté du Peuple Malien Debout sur les Remparts de la Jeunesse Patriotique. Celle qui a déjà payé à balles réelles officielles les 10 et 11 juillet 2020 le prix du sacrifice ultime pour la satisfaction du polémique mot d'ordre : « IBK Dégage.» Ce n’est pas la subtile position de l’Imam Dicko concernant sa poule aux œufs d’or ou le bébé à ne pas jeter avec l’eau du bain. Cependant, il compose, en médiateur avisé, avec le portage politique de ce mot d’ordre populaire par ses alliés du M5 RFP. Malgré trois malheureuses rencontres de toutes les urgences en un mois, la CDEAO n’a pas réussi à les convaincre du contraire, tentant de sauver IBK. Ce dernier s’est personnellement noyé par une décennale dérive de gouvernance présidentielle parce qu’incapable d’écouter les sincères et de se corriger. Pourquoi ? De quel village vient-il ? Qui est son ami d’enfance ? Quelles sont ses références académiques ? Quelle famille gère-t-il ? Quelle est sa vraie religion ? Avec les dynamiques insurrectionnelles à leurs propres frontières, les décideurs indécis de l’organisation sous régionale vont devoir revoir leur copie et apprendre à être avec le Mali Réel, peu concerné par leurs inapplicables résolutions et sanctions. L'heure des peuples traumatisés depuis des décennies d'indépendance factice a dramatiquement sonné en Afrique balkanisée et épuisée par des dirigeants proclamant laïcité républicaine tout en étant instrumentalisés au sein d’obscures sataniques confréries de la célébrité à l’occidentale. Plus d'issue crédible à leurs incantations constitutionalistes d'Etat de Droit Tordu, appuyées par les dernières technologies des tueries ciblées ou en masse. Quand les peuples, périodiquement unis par le destin, et la volonté du Tout Puissant, se battent véritablement contre leurs propres fossoyeurs, ils n'ont jamais été vaincus par aucune superpuissance armée jusqu'aux dents sur quelque millimètre de territoire confondu à leur vie et à leur mort. Contre l’hégémonie guerrière successive de la France et des USA sur leur sol asiatique, à dix ans près, les Vietnamiens, aux mains nues et à cœur vaillant, ont, à nôtre époque, donné la preuve manifeste de leur victoire patriotique. La Libye, depuis 2011, et le Mali, depuis 2012, sont terriblement engagés, de gré et de force, dans une nouvelle guerre qui ne dit pas son nom international au Moyen Orient, depuis le 11 Septembre 2001. Dans un cas comme dans l'autre, en Afrique, le déficit de leadership est sanglant à l'échelle continentale parce que se rassemblent ceux qui se ressemblent en leur chef. Pas de hasard en matière politique de commandement, civil ou militaire. Sans réponse concrète aux préoccupations vitales des citoyennes et des citoyens, en leurs langues et langages spécifiques, aucune superficielle chefferie électoraliste constitutionnalisée, sur financement et quitus extérieur, ne pourra durablement faire tenir chez nous une famille, un village, un campement, une cité ou tout un pays dont les racines culturelles et cultuelles sont continuellement aux antipodes des modèles socioéconomiques de développement affichés. Dans un cas comme dans l'autre, sur un axe migratoire panafricain, les lignes rouges de l'Atlantique à la Mer Rouge ont toujours été traversées à l'échelle saharienne et sahélienne par la solide piste millénaire et demie de l'islamisation. Bonne digestion spirituelle à vous de la belle fête de Tabaski 2020 et mille mercis à l’Islam laïc par le Coran (Sourate 109 Les Incroyants). Toute créature nait soumise et musulmane à l’origine. C’est la société (gouvernance/mara) qui la rend rebelle parce qu’elle « suscite ce qu’elle interdit » selon Claude Levis Strauss. La diabolisation actuellement en vogue, en Occident, et en Chine (recommandée pour sa science par le Prophète Mohammed (PSL), de la dernière religion révélée, à travers la stigmatisation de ses communautés (Ouighours) et de ses figures contemporaines (Imam Dicko), les plus sincèrement emblématiques, a un périlleux effet de retour suicidaire anonyme du boomerang de l'exclusion dans les pays dit développés. Ceci devrait plutôt inciter les intelligentes organisations planétaires à plus de respect et de crainte pour l'Incompris Inconnu. Elles ont absolument affaire à Allah (SWT) ! Lequel accorde, à qui Il veut, où et quand Il veut, la victoire et la défaite. Ici bas et au delà. Dans ces universelles conditions altruistes, plutôt mourir en martyr qu'en traitre, la queue pendante entre les deux jambes, à raser les murs du jugement de l’histoire. Nos anciens et ancêtres, peu écoutés en nos jours vite globalisés par le Covig 19, disaient justement "plutôt la mort que la honte." L'Imam Dicko, visé à mort par son grand frère et ex ami, dans sa mosquée logement de Badalabougou, ne dit que sa très profonde déception de faiseur, par l’association politique Sabati 2012, du paresseux roi IBK, supposé plus miséricordieux, côté déboursement monétaire populiste hypocrite, que son rival Soumaila Cissé, en 2013. L’Imam Dicko m'a personnellement avoué, suite au succès mondialisé des Mouvements Bamakois du 5 et 19 Juin 2020, tout le regret de m'avoir combattu, malgré ma qualité d'aîné, de conseiller spécial du Président du Haut Conseil Islamique du Mali (2008 à 2018) et de corédacteur à lettre de félicitation du Code de la Personne et de la Famille (CPF) à l’Assemblée Nationale (2009 à 2011), pour mon soutien largement publié à la candidature à la Présidence de la République de Soumaila Cissé. Lequel mort vaudrait mieux qu'IBK vivant selon ses propres mots en guise de demande de pardon Fraternellement accordé car il n'y a que l'Omniscient qui ne se trompe pas. L’apartheid en pire est celui du noir avec le noir, négrier esclavagiste, c’est la contradiction principale sournoise. Celui du blanc avec le noir ne peut se cacher, c’est la contradiction secondaire flagrante. Quant au martyr en Allah (SWT), il ne meurt jamais quelque soit sa couleur circonstancielle. C'est toute la différence avec le traître, le fourbe et le séducteur satanique. Prions le Seigneur, Prions le Très Miséricordieux, pour que l'honorable Soumaila Cissé, séquestré depuis le 25 mars 2020, retrouve très prochainement, Inch Allah, son domicile familial. Amin ! Retournons fidèlement à l’Omniscient, le Sage, le Juste pour qu’Il préserve le Mali, le Sahel, l’Afrique et toute l’Humanité de l’Inamical, Islamophobe, Afropessimiste, Apatride, Ensorceleur Tisserand sans Tissu Social ni Fil à Coudre Conflits made IBK. Amin ! Louons, encore plus, le Souverain, pour nous pardonner, et nous accorder l’éclairé leader non violent qui saura mettre fin à l’insécurité rampante dans nos foyers, pire que les dramatiques conséquences d’Etat de Droit Tordu de la guerre terroriste sur nos champs de bataille. Amin !

                                                                           Imam Pr Hamidou Magassa



  • TAGS

You can share this post!