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Politique

CHOIX DES MEMBRES DES ORGANES DE LA TRANSITION Un défi majeur !




 Aligner 25 cadres hors de tout soupçon pour former le gouvernement de transition s’ajoute désormais à la longue  liste des défis qui assaillent le pays au regard des critères d’éligibilité  définis à l’issue de la concertation nationale qui vient de s’achever.

Pour être éligible aux  postes de responsabilités dans les organes de la transition, le postulant  doit : 1- Être de nationalité malienne d’origine. 2- être reconnu pour son engagement dans la construction du pays.3- ne pas faire l’objet de poursuite judiciaire ou être soupçonner d’indélicatesse. En somme le postulant doit avoir une moralité ne souffrant de l’ombre d’aucun doute.  Trouver des femmes et hommes répondant à ces critères et disposés à se mettre au service de la nation dans un pays miné  par la crise de confiance, est  la tâche à laquelle le comité doit s’atteler pour doter le pays d’un gouvernement de 25 membres. Pour une fois de plus, les maliens ne risquent –ils pas de se contenter des figures familières  dont la plupart n’ont  pas laissée que de bon souvenir au peuple lors de leur passage dans les instances de décisions ?

Dans un pays ou la crise de confiance s’est profondément enraciné entre gouvernés et gouvernants, il est plus facile de parler de cadres intègres exempts de tous reproches qu’à les trouver. Rares étant les nouvelles figures reconnues  pour leur engagement  et leur disponibilité inconditionnelle pour la cause du mali, il ne serait pas exagérer de dire que le CNPS et le comité qui auront  la lourde charge de présenter  au peuple du mali un gouvernement composé de femmes et d’hommes intègres, exempts de toutes reproches s’annonce rude  et même très rude. Et pour cause, la plus part des candidats potentiels sont d’anciens ministres, députés ambassadeurs   ou anciens  responsables de services publiques soupçonnés  à tort ou à raison de détournement, de corruption ou d’incompétence. La polémique naissante que soulèvent les noms qui circulent sous les manteaux offre déjà un aperçu sur la nature de l’accueil  réservé à la future équipe de la transition. L’appréhension  et la méfiance de la population face à la classe politique s justifient ampleur à cause de la persistance et l’explosion  des pratiques que la population a combattues  en mars 91.

 En effet, de l’avènement de la démocratie à nos jours, le peuple du mali est passé de désillusion à désillusion à cause des innombrables rendez-vous manqués avec l’histoire. De mars 91 année de la révolution historique d’un peuple contre l’arbitraire et les abus du pouvoir à nos jours, la classe politique n’a manqué aucune occasion pour réitérer sa promesse de bâtir un nouveau mali débarrassé de l’injustice sociale  et de la mauvaise gouvernance avec son cortège d’abus de tous genres. Presque 30 après, cette promesse est loin d’être une réalité. De la faiblesse de l’autorité de l’Etat on est passé à son absence avec la complicité active ou passive des mêmes acteurs d’il y’a 30 ans !



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