news-details
Economie

CERGOV « Les salaires doivent être révisé si nous voulons des résultats de bonne gestion »




Le samedi dernier, le  cercle de réflexion pour la bonne gouvernance  et le développement durable a animé une conférence de presse à la maison des jeunes de Bamako. Il s’agissait pour les conférenciers de faire leur contribution à la transition politique. La rencontre a été présidée par le président du CERGOV,  Issa Bamba, et ses collaborateurs.

Longtemps confronté à des crises multidimensionnelles, le Mali est aujourd’hui en  phase de revoir tout ce qui n’a pas marché afin de donner une autre image à la nation. « A l’analyse de ce triste constat, il est impérieux que l’on se mobilise à travers toutes nos compétences afin d’adopter des réponses adéquates aux maux de la nation en désuétude », a évoqué M. Bamba Issa, président du CREGOV. Composé essentiellement de leaders d’associations diverses, les leaders dudit cercle estiment qu’il est temps de mettre fin aux dysfonctionnements en question, à ces maux qui ne sauront être des fatalités. Mais c’est plutôt des manques de visions, de sensibilisation, de programmes fiables, d’opérationnalisation, de suivi-évaluation qui sont, entre autres, les difficultés que le cercle a énuméré pour le plus grand bonheur des maliens.  C’est dans cette dynamique que le cercle de réflexion sur la gouvernance a, dans la concrétisation de ces actions, tenue une conférence de presse à la maison des jeunes de Bamako.  Le thème de la rencontre était : ‘’ la bonne gouvernance et le développement durable, contribution du CERGOV à la transition politique’’. Ce thème comporte plusieurs piliers qui feront l’objet de leurs  actions futures à mener. C’est sur ces piliers que le CERGOV  s’est appesanti  pour une proposition de sortie de la crise actuelle. Il s’agit, entre autres, de l’éducation et la formation, du respect des textes et des lois, de la citoyenneté, des entreprises et de leurs organisations, de la gouvernance environnementale, de la lutte contre la corruption et enfin du développement participatif. Toutefois, le CREGOV a aussi fait des recommandations qui sont au nombre 7 à peu près. Il s’agit de la mise en place d’une école de qualité, de la révision des salaires à la hausse, d’une justice équitable, de la valorisation du secteur primaire, de mener une lutte sans merci contre la corruption. A ceux-ci viennent s’ajouter l’établissement d’une sécurisation sans faille sur l’ensemble du territoire et la mise en place d’une gestion transparente de la transition politique pour un nouveau Mali. Contrairement à d’autres groupements, le CERGOV  dit ne pas avoir de préférence sur le mode de transition mais espère tout de même voir, à l’issue des concertations, un chef d’Etat capable de tenir une transition stable comme le veut le citoyen lambda. Pour eux, la transition ne doit pas être trop longue ni trop courte.  C’est pourquoi ils estiment que pour une transition à la hauteur, il faut compter de 18 mois à 24 mois.

Aboubacar Cissé



  • TAGS

You can share this post!