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ATTAQUE A KIMPARANA 2 agents de la sécurité tués par des assaillants




La ville de Kimparana a fait l’objet d’une attaque terroriste, lundi 10 août 2020, par des assaillants non identifiés. Le bilan provisoire de cette énième attaque fait état de 2 morts.

Des individus lourdement armés ont fait irruption dans la ville de Kimparana dans les environs de 22 heures. Ils sont arrivés à bord de tricycles et de motos. Pris de panique et par peur d’être atteinte par balles, la population est restée tapis chez elle. C’est la gendarmerie de la localité qui a été la première cible de cette attaque terroriste. Il faut préciser qu’il n’y a que 3 ou 4 gendarmes en poste à Kimparana. Tous les autres sont en formation. Certainement un élément de motivation pour les assaillants d’attaquer la ville. D’habitude, en cas d’attaque, le renfort vient de San pour prêter main forte aux éléments attaqués. Mais cette fois-ci, tel n’a pas été le cas. Les forces de l’ordre sur place n’ont pas bénéficié de ce privilège.  Malheureusement, le gendarme qui était de garde a été tué par balles. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont saccage les locaux de la gendarmerie. Après cette barbarie humaine d’une autre époque, ils se sont dirigés vers le domicile du chef d’arrondissement. Ce dernier a échappé de justesse à leur ignominie. Toujours dans leur forfaiture, ces individus, armés jusqu’aux dents, ont débarqué dans le domicile du juge à compétence étendue. Dieu faisant bien les choses, le Juge était absent. Depuis que ce dernier s’était rendu compte que la situation sécuritaire de la localité était délétère, il a décidé de rester à Bamako.

Très remontés, pour n’avoir pas trouvé le Juge à son domicile, ils se sont attaqués à la maison d’arrêt. Les assaillants ont criblé de balles l’adjudant-chef Dramane Dembélé et ce dernier a rendu l’âme sur le coup. Tous les prisonniers ont été libérés. Cette libération risquerait d’augmenter le cycle de banditisme dans la zone. Le cercle de San est en proie à une insécurité grandissante. La zone est infestée de plusieurs bandits qui coupent le sommeil aux paisibles citoyens. Aussi, l’on se rappelle que le poste de Sienso avait été attaqué auparavant. Cette situation sonnait déjà l’alerte dans la zone. Mais, aucune action d’anticipation n’a été envisagée pour éviter cette attaque. Plusieurs signes indiquaient clairement que la ville de Kimparana était dans le viseur des individus sans foi ni loi.

Sans être dans le secret des dieux, la manière dont cette opération a été menée par les assaillants prouve, à suffisance, qu’ils avaient beaucoup d’informations sur la ville de Kimparana. Cette attaque aurait durée environ deux heures de temps.  Après leur forfait, à minuit, les témoins ont affirmé que les malfaiteurs se sont dirigés vers un pays voisin, le Burkina Faso. Tout porte à croire que les assaillants sont retournés dans leur nid. Aucun civil n’a perdu la vie dans cette attaque.

 Dans un pays engagé dans une lutte sans merci contre le terrorisme, il faut forcément un véritable maillage des forces de l’ordre pour protéger les populations et leurs biens. Cette attaque est le témoignage éloquent qu’il nous faut un bon système de défense pour venir à bout du terrorisme dans notre pays.

Ibrahim Sanogo dit Oliver

 



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